Wednesday, April 05, 2006

RAPPORT Bernard FLE octobre 2004 - juin 2005

Un rapport d'activités est souvent ardu à lire, c'est pourquoi je m'essaie à les rendre le plus digeste possible. Et puis, il faut bien commencer par un bout, n'est-ce pas ?

Objectifs généraux de l’année FLE

1. dans quelle mesure ont-ils été atteints ?

En début d’année « scolaire », mon objectif principal a été, (était et est toujours) de m’équiper d’un sac à dos pédagogique FLE (programme, palettes d’animations/variantes, supports et outils divers) en parallèle à un sac à dos de communication pour le participant.
Ceci dans l’optique à court terme de pouvoir le/les mettre à disposition d’autres formateurs/trices et de produire à moyen terme un ouvrage utile, une mallette pédagogique..
- création cette année de pochettes/animations thématiques avec outils, de fiches et jeux de cartes – amélioration d’animations et variantes – essais et tests – mise à disposition des outils FLE et recherche variantes alpha avec formateurs/trices –

Mon deuxième objectif était (et est encore) de pouvoir articuler les nouvelles technologies avec l’apprentissage du français, dans le cadre d’ateliers multimédias ; le détachement de 7 hres/semaine à Teknoweb a élargi mon champ d’investigation et a gonflé mon expérience.

Le troisième était (et est donc) de travailler par projet, de produire par exemple de petites réalisations avec les participants (sketches avec marionnettes sous forme de vidéo, jeu de l’oie…) ou de créer des évènements (expo virtuelle, …)
- expo virtuelle Escher, montage Powerpoint de sketches avec Rose et ses apprenants,
liste de sites d’apprentissage du français testés par mes participants FLE, … idée marionnettes reporté à l’an prochain avec Kasmia ?

Le quatrième est (et était) de m’intéresser davantage à la phonétique (et musicalité de la langue)
- j’ai davantage travaillé cette année sur la discrimination auditive (in, on, en, …) et utilisé la phonétique comme prétexte à l’apprentissage (« Bonjour, Madame, est-ce que vous avez… ? » et une liste de mots en « eu »)

Bilan global

Comme on le lit précédemment, j’ai le sentiment que, cette année (comme par ailleurs les précédentes), j’ai pu mener à bien mes propres objectifs, ou tout au moins ai-je pu les mener à mieux.

J’ai aussi eu l’occasion de travailler en toute autonomie tout en répondant, je pense, aux exigences de ma fonction et en « jouant » mon rôle de collègue, voire à l’occasion de formateur d’adultes (vis à vis des pairs ou d’autres).

Nous avons également réussi à spécifier et harmoniser l’accueil de l’axe FLE, à alléger tant que se pouvait la procédure pour le participant… et la nôtre !

GROUPE FLE DEBUTANT
7 heures à raison de
3 séances / semaine
lundi 9h30 – 11h30
jeudi 13h30 - 16h00
vendredi 13h30-15h30
+ possibilité d’atelier TICE
42 h réparties sur l’année

Module 1 –
OCTOBRE-DECEMBRE 2004
18 inscriptions
11 participants (+ de 10 heures de présence)
(dont 2 réinscriptions de l’année précédente)
7 femmes, 4 hommes
Mixte, multiculturel (6 pays d’origine)

Le groupe

Noyau dur de 5 personnes très assidues, appliquées, « scolaires »,
dont 3 plus particulièrement
L’influence du ramadan (mi-oct à mi-nov 04) n’a pratiquement pas affecté le taux de présence.
Par contre, mi-décembre, le groupe s’est soudainement effrité, entre autre pour raisons de travail au noir, familiales, etc.

Méthodes et moyens pédagogiques

Parcours de thèmes divers (le temps, les vêtements, les achats, la nourriture, la famille, le village, la maison, …) formant grosso modo un programme (localisateurs dans le temps et l’espace, phrases basiques, vocabulaire, …), à travers diverses animations créées de toutes pièces et divers outils (color cards, folders pubs, …)

Moyens particuliers mis en œuvre

Création de pochettes d’outils-types d’animation.

Effets concrets et évaluation des apprentissages
(décembre 2004)

Trois participants commencent à communiquer en français et, comme bien souvent, cela se constate davantage lors des pauses (derrière la cigarette ou devant la fontaine d’eau).
C’est ainsi que, en décembre, une participante exprime le désir de passer en FLE MED pour « avoir plus de grammaire » mais aussi « parce que ce sont des cours du soir et qu’elle a trouvé un petit travail les après-midis », et une autre veut se réinscrire au module 2 pour « voir une fois encore tout ce qu’on a vu », et qu’une troisième s’est inscrite ailleurs, dans une « école avec plus d’heures par semaine pour aller plus vite ».
Une participante (femme de boulanger turc) dit que « maintenant, je dis combien d’argent au magasin ».

Module 2 –
JANVIER-JUIN 2005
20 inscriptions
17 participants (+ de 10 heures de cours et dont 3 réinscriptions du Module 1)
11 femmes, 6 hommes
Mixte, multiculturel (12 pays d’origine)

Le groupe

Noyau dur d’une dizaine de participants, tout aussi assidus, appliqués, « scolaires » et davantage participatifs qu’au module précédent.
Plus anecdotiquement, j’y retrouve deux anciens participants de Point Babel (ça date de 2000-2001 !), qui n’ont plus suivi de cours depuis, et qui ont… retrouvé ma trace !

Méthodes et moyens pédagogiques

Idem module 1 mais davantage de travail sur la phonétique. Accentuation sur l’immobilier (vente, location, emprunts bancaires, petites annonces, …)

Moyens particuliers mis en œuvre

Travail sur banque d’images, verbes et vocabulaire : discrimination auditive (voire orthographique).
Accroissement et perfectionnement des pochettes d’animations-types (plus de 50 à ce jour).

Effets concrets et évaluation des apprentissages
(juin 2005)

La participante albanaise qui a suivi les deux modules parvient à communiquer aujourd’hui sur à peu près tous les sujets.

Un participant turc a mémorisé un vaste vocabulaire mais ne parvient pas (n’ose pas encore à mon avis) les agencer en phrases (autres que les plus courantes, globalement « formules de politesse »).

Trois participantes (angolaise, palestinienne, algérienne) parviennent à communiquer par phrases basiques, mais toutes trois connaissaient au départ (en janvier) un peu de vocabulaire en français. .

Par contre, les deux nigérianes qui sont là depuis 2003 ( !) en sont toujours à « bonjour » et « au revoir, meussieu Be’na’d ». Elles viennent très irrégulièrement aux cours et je ne comprends pas très bien leur motivation. Pourtant, je leur ai posé la question.(en anglais), à maintes reprises et la réponse « chaque jour qu’on vient ici, on apprend quelque chose » ne me satisfait qu’à moitié.
Par contre, - et si on se réfère aux difficultés qu’a vécu mon groupe FLE DEB nigérian de l’an dernier (au sein duquel elles se trouvaient) -, elles se sentent bien à l’école mais l’utilisent un peu comme elles utilisent leur « église évangélique », lieu de rendez-vous, de rencontre, d’aide et d’entraide ou encore lieu de rendez-vous pour déposer leurs courses ou pour faire une pause pipi en dehors des heures de cours.
Somme toute, et c’est très marquant chez tous les nigérians que j’ai eu l’occasion de connaître, elles viennent davantage chercher à la Locale un cadre communautaire qu’un cadre scolaire.

C’est par ailleurs la tendance générale d’une bonne moitié des participants FLE, moins exprimée ou effective peut-être, mais néanmoins présente.
Tout le débat sans doute autour d’une articulation entre l’apprentissage, l’éducation permanente, et le travail social communautaire !

Enfin, signalons que je n’ai pas organisé d’entretien individuel formel, parce que, tout au long des semaines, je « réserve » plusieurs moments pour pouvoir communiquer en seul à seul avec chaque participant (lors des pauses que je fais systématiquement en leur compagnie, lors d’exercices individuels, des ateliers TIC personnalisés., ou encore avant, après les cours, lorsqu’ils passent pour telle ou telle question administrative.
Il me semble que j’en apprends davantage sur eux (et, partant, leur apprentissage) dans la multiplication de ces moments informels, que lors d’un seul entretien de fin d’année/module.

GROUPE FLE MEDIUM SOIR
détachement à la Maison des Enfants mais les cours se donnent à la Locale Ouest pour raisons pratiques
4 heures à raison de
2 séances / semaine
mardi 18h00 – 20h00
jeudi 18h00 - 20h00
+ possibilité d’atelier TICE
42 h réparties sur l’année

Octobre 2004 – Juin 2005

Un seul module pour toute l’année.
Néanmoins, certains ont arrêté en cours d’année (raisons diverses) et ont été remplacés par d’autres.

Le groupe

Il est important de signaler que la demande de cours en soirée ne se justifiait en septembre que pour 1 seule personne (et encore, travail au noir).
Le choix des cours du soir s’est surtout fait par défaut de ne pas avoir de cours FLE Méd du jour.
Ce n’est qu’en cours d’année que sont venues 2 autres femmes (travail au noir également) et que 6 autres participants sur 22 ont trouvé un travail en cours d’année, la plupart dans le cadre de l’art. 60.7 ou 61 de la loi organique des CPAS.

Groupe très dynamique et très en demandes pointues à propos de la langue : prononciation, éclaircissement ou nuances de vocabulaire, la grammaire évidemment, tous les petits-mots (article, préposition, conjonction, …), etc.
Groupe très solidaire, très ouvert, aimant le débat.
Ainsi, il est arrivé qu’ils commencent spontanément un débat (la religion, la liberté de la femme, le mariage en blanc, …) dès 18 heures jusqu’à 18h30/45, voire au delà.
Comme ils ne pouvaient communiquer qu’en français (seule langue commune), j’ai bien entendu lâché prise à ces « tables de conversations sauvages » et y ai tout naturellement participé, entre autre en « jouant » un rôle d’animateur : reformulations, recentrages, médiations éventuelles, …

Des liens privilégiés se sont noués entre certains et cela a renforcé la dynamique de groupe en cours d’année, même lorsque de nouveaux inscrits nous ont rejoints.

Méthodes et moyens pédagogiques

Avec les FLE MED, j’en appelle toujours dès le début à ce qu’ils participent en permanence à l’élaboration du programme des cours.
Même si j’ai repéré (à force) un tronc commun de matières (les petits-mots – leur hantise !, la conjugaison – voyage temporel et nuances, etc.), je suis toujours ouïe ouverte pour les demandes spécifiques de chaque groupe, que je greffe alors à l’arbre, quitte à reporter parfois certaines demandes à plusieurs semaines si nécessaire (exemple : la différence entre l’imparfait et le passé composé est une demande fréquente du départ, mais prématurée et à laquelle je ne réponds qu’en fin de module).
Cette année, deux participants m’ont « assisté » en permanence afin d’ajuster les diverses demandes du groupe, tant en FLE qu’en TIC.

Moyens particuliers mis en œuvre

Ce qui est particulièrement difficile dans un programme de cours FLE MED, c’est,

d’une part, de fixer une limite à la matière vue, (qui soit aussi en quelque sorte le seuil d’un apprentissage de niveau FLE + PLUS).
Pour exemple, en grammaire, l’utilisation du subjonctif ne sera abordé que de manière intuitive tandis que le conditionnel – plus utile à la communication directe – sera mis en rapport avec un futur « in’challah ».

et, d’autre part, d’inventer des animations au sein de certaines matières ardues (grammaire, conjugaison, orthographe d’usage, …) alors qu’on serait tenté par une formule de cours ex cathédra ;
ainsi ai-je utilisé les consignes pour aboutir aux rubans de Moëbius afin de sensibiliser à l’impératif, puis des recettes de cuisine utilisant l’une l’impératif, l’autre l’infinitif ;
ainsi ai-je couplé débat et conditionnel (« Si j’étais Premier Ministre dans mon pays, ensuite en Belgique… ») ;
mais il est clair que cela demande au formateur une maîtrise certaine de la langue française, beaucoup d’imagination, de recherches, de tâtonnements et donc énormément de temps de préparation et de peaufinement.

Effets concrets et évaluation des apprentissages

Même note que pour les FLE DEB, par rapport à des entretiens formels en fin d’année, d’autant plus que, vu notre facilité de communication, certains me contactent en permanence et même pendant les vacances (ex : l’une est venue me demander une disquette d’exercices sur Internet parce qu’une amie venait d’acheter un PC, une autre est venue pour trouver des cours de rattrapage en français pour sa fille, etc.)

Ce « suivi » fait partie, selon moi, d’une dynamique bien plus globale des groupes. Ainsi, depuis mes premières expériences à Point Babel voici cinq ans, j’ai toujours considéré et exprimé qu’un participant était « membre adhérant à vie de mes cours de français » et cela m’a permis nombre de fois d’avoir un feed-back de l’apprentissage et de l’évolution des participants. Aujourd’hui encore, je rencontre des participants de la toute première heure…

La plupart des 22 inscrits ont fait de sérieux bonds en avant : selon leur et mon propre point de vue, ils utilisent aujourd’hui (juin) de meilleures constructions de phrases, une argumentation orale plus élaborée, des réflexes plus systématiques (discriminer certains types de sons, réfléchir à un accord grammatical, prendre un dictionnaire, regarder davantage la télévision en français, aborder la vie quotidienne avec de nouvelles tournures de phrases, …).
Pour 3 participants, « j’ose à présent me lancer en français, même avec des gens qui parlent ma langue ».
Pour 2 autres, le bilan est plus marquant encore : à présent, ils conversent aisément en français (avec une myriade de fautes, bien sûr) mais ils ont bel et bien franchi le cap de la connaissance passive pour enfin l’activer.

Enfin, pour l’anecdote, je dispose aussi d’un « fan club », trois anciens de l’année 2003-2004 qui viennent pour se perfectionner encore, dont 2 sans papiers qui n’ont pas accès à la Promotion Sociale pour aller plus avant dans l’apprentissage.
L’un de ces deux derniers, parmi les plus présents, connaît mes animations de l’an dernier par cœur et est désemparé quand je n’aborde pas un sujet avec les mêmes outils-animations, ce qui est d’ailleurs souvent le cas (sinon je m’ennuierais !). Néanmoins, lorsque j’en arrive au cœur du sujet, il m’est un « allié-mémoire » extraordinaire.
L’autre vient plus ponctuellement, au gré de ses disponibilités (il travaille au noir) et est aujourd’hui d’un niveau FLE + PLUS, à tel point que les autres lui ont demandé « qu’est-ce que tu fais là, tu connais tout ! ».
« Avec Monsieur Bernard, on apprend toujours quelque chose, même quand on croit qu’on connaît bien… », fut la réponse.
Allez ! Arrêtons cette autosatisfaction… Mais ça fait du bien quand même, de temps en temps, de tels retours de « flamme », non ?
Et, quant au troisième, qui « a les papiers » et est en quête de travail, il ne vient plus au cours depuis février (lui aussi aurait aujourd’hui besoin de plus alors qu’en septembre 2003, il ne connaissait pas un seul mot). Néanmoins, nous nous rencontrons épisodiquement, pour des questions de CV ou à propos de divers documents.

Anecdotique ou pas, ceci et cela fait aussi partie d’une dynamique plus « globale » des groupes.


ACTIVITES PONCTUELLES

EXPOSITION VIRTUELLE
23 mars – 23 avril 2005
Locale Ouest – Salle 11
M. C. Escher

http://www.echecsetmaths.com/eischer/demo.htm
nous donne un joli petit diaporama des oeuvres du peintre ; ne vous perdez pas en route !

Les FLE considèrent en général que le cours de français est exclusivement fait pour apprendre le français. Scolarité, quand tu nous tiens !
Par conséquent, ils n’estiment pas qu’une visite extérieure (musée, expositions, quartiers, …) fasse partie de la formation, d’autant plus que nombre d’entre eux ont déjà visité quelques musées, quartier historique, etc.

Aussi me suis-je dit, entre autre : « s’ils ne vont pas à l’art, l’art viendra à eux ».

D’où l’origine de cette expo virtuelle, comme une « vraie » : 9 œuvres exposées aux murs (agrandissement photocopies, cadres papier de couleur – c’est pourquoi j’ai, entre autre, opté pour des gravures noir et blanc à l’origine), affiche avec dates et horaires de l’expo, ouvrages de références et même livre d’or.

C’était un coup d’essai, improvisé et préparé en finalement peu de temps, destiné à mes seuls participants (FLE déb et FLE Méd) et je n’envisageais pas utiliser cet outil plus de 2 séquences par groupe.

Exemples de séquences d’animations

FLE DEB

Question 1 : « J’aime, je n’aime pas : pourquoi ? »
Styles de réponse : « J’’aime parce que c’est un dessin, parce que c’est en noir et blanc, parce que c’est beau, parce que j’aime l’artiste » et « Je n’aime pas parce que je ne comprends pas, parce que c’est difficile, parce qu’il n’y a pas de couleurs » ou « je ne sais pas ».
Question 2 : « A quoi cette gravure vous fait penser ? (cf reprod. gravure ci-contre) ».
Réponses : « … à une caserne, à un château, à un musée, à une prison, à la maison du président, à la commune (maison communale) »
Travail oral et écrit sur ces questions (+ 2 séquences supplémentaires de FLE, sur le « parce que » et la négation)..

FLE MED

Nous avions déjà abordé en février les « rubans de Moëbius » (l’un des supports pour travailler l’impératif via les consignes pour les construire), ce qui était en quelque sorte une introduction au travail de Escher.
Séquence-débat sur les 9 œuvres présentes, avec commentaires divers « c’est noir, triste », « ça fait peur », « pas de couleurs », « c’est vieux », « j’ai l’impression de tomber dedans et ça me donne le vertige » ou « c’est mathématique », « j’aimerais bien dessiner comme ça ».
« Si je vous offre l’une de ces reproductions, est-ce que vous la mettez au mur à la maison… ? ». Un seul oui. « Pour me faire plaisir ? ». « Oui ! ».

En a découlé une discussion sur la peinture en général, « pourquoi tout le monde dit que La Joconde c’est beau ? », « c’est quoi, la peinture belge ? », « je ne vais jamais à une exposition », « j’aime les peintures qui sont comme des photos », « j’aime les peintures gaies », « j’ai vu à la télé une peinture toute blanche avec un carré avec un blanc différent : c’est bête ! (Malevitch ?) « .
Ensuite, il y a eu des questions d’ordre plus mathématique (règles de perspective, trompe l’œil, …) auxquelles j’ai heureusement pu répondre.

Bref, même si Escher n’a pas rencontré un franc succès en tant que graveur/dessinateur, mon initiative par contre a éveillé quelqu’intérêt et quelque lueur dans l’œil tant de mes participants que de mes collègues/formateurs.

L’an prochain, j’imagine rééditer l’expérience, en choisissant les peintres en commun avec d’autres formatrices/teurs intéressé(e)s par le projet, mais cette fois avec davantage de préparation (l’histoire du peintre dans l’Histoire, animations plus « cossues », livre d’or plus élaboré pour groupes FLE ou alpha écrit, etc. et avec, par exemple, pour amener la couleur, des reproductions peu onéreuses « les chefs d’œuvres de l’art »…

Et pourquoi pas par la suite, une expo qui, cette fois, ne serait plus virtuelle ? Pourquoi pas une expo itinérante dans les diverses Locales ?

CONCLUSIONS, REFLEXIONS ET PERSPECTIVES ?

1. Chaque année et chaque groupe (de surcroît toujours différent des précédents) apporte son lot de « rebondissements » : expérimentation / affinage d’outils, adéquation de l’offre par rapport à la demande, …, voire, insatisfactions de temps en temps par rapport au travail effectué, difficultés à élargir sans cesse son horizon ou lassitude parfois face à certaines animations, même parmi les plus efficaces, …
Mais, pour éviter la redondance, concernant les points forts de cette année, je renverrais aux premières lignes et aux « entrelignes » de ce présent rapport, ainsi qu’au rapport TIC joint à celui-ci.

En un mot comme en cent, j’ai beaucoup apprécié le cru 2004-2005, notamment par le fait d’avoir pu combiner FLE et ateliers TIC au sein de mon travail de formateur.
Aujourd’hui, après quelques années d’expérience (près d’une trentaine de groupes) en FLE et deux fois plus d’années en animation de groupes, je me sens désormais plus à l’aise, … et plus créatif encore.

2. L’horaire hebdomadaire dont je disposais cette année
(à savoir
7 h 00 + 4 h 00, soit 11 h 00 heures de FLE
(+ 5 h 30 prépa)
7 h 30 de TICE (+ 3 h 45 prépa base)
3 h 00 de réunion
3 h 00 formation TICE
et 3 h 00 en plus pour préparation salle et outils TIC, et maintenance TICE)
m’a semblé plus ou moins adéquat.

Je me rends compte toutefois,
d’une part, que ce « confort » provient entre autre du fait que ma « bouteille » et mon expérience facilitent mes préparations FLE
et, d’autre part, que je n’avais pas à gérer (dans la mesure de mes compétences) cette année un parc informatique de près de 20 PC, ce qui le sera peut-être l’an prochain.

Il faudra donc sans doute reconsidérer cette répartition horaire. Néanmoins, d’un point de vue pédagogique évident, je tiens à garder la combinaison des deux casquettes FLE et TIC, quitte à en revoir les proportions.
D’un autre côté et cette fois, du point de vue des apprenants, je trouverais pertinent de maintenir à la Locale au minimum deux niveaux DEButant et MEDium, ce qui permet une formule modulaire.

En ce sens, pourquoi ne pas m’associer à un/e autre formateur/trice de la Locale ?
Je pense par exemple qu’un groupe FLE DEB ORAL peut avoir beaucoup de similarités avec un groupe ALPHA ORAL DEBUTANT, à la différence que le premier sera sans doute plus rapide à monter de niveau.

3. Dans l’avenir, j’aimerais beaucoup poursuivre la création de nouveaux outils pédagogiques (ou repérer ou réactualiser d’anciens), les tester et les expérimenter, les lister et les réunir dans une mallette pédagogique – qui peut être virtuelle (ex : sur site WEB).
De même, j’aimerais accentuer la visibilité du travail FLE et TIC par de petites productions (à suivre…).
Bien entendu, tout cela en collaboration et co-animation étroite avec d’autres formateurs, si possible, et les participants eux-mêmes, de toute façon.

Bernard.

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